Les plaisirs au service du désir

Amener du plaisir, renouer avec le désir… en faisant du vélo ! Enfin, pas tout à fait, en pédalant disons. Laissez-moi vous expliquer comment le désir se désactive et s’active, à l’image du pédalage et rétropédalage.

Pourquoi la libido baisse ?

Quand la libido est basse, c’est que nous sommes en rétropédalage : le stress, la fatigue, les croyances, les bloquages, les douleurs, les peurs actionnent le rétropédalage. Et ralentissent ou stoppent le désir. Et c’est ok. Il n’y a pas d’injonction à toujours avoir de la libido ou du désir.

Le rétropédalage sur un vélo c’est le fait d’actionner le freinage en stoppant de pédaler et en appuyant en arrière. Et quand ça s’arrête, grosso modo le vélo tombe, à l’image du désir face aux différents bloquages.

Essayer d’arrêter de rétropédaler, n’aide pas, bien au contraire. Cela risque même d’avoir l’effet de renforcer le rétropédalage et de freiner plus fort :

“Je ne dois pas penser à la potentielle douleur” « je ne dois pas penser au fait que demain je me lève tôt » « je ne dois pas penser à mes complexes » oups, trop tard.

Renouer avec son désir, par le plaisir

Il faut chercher à pédaler en avant, et ce, en se concentrant sur les plaisirs. Ce sont les plaisirs qui font avancer. Disons que l’action de chercher à pédaler est une attention puissante et que pour activer ensuite le désir, il faut cultiver les plaisirs.

Même les plaisirs qui ne sont pas charnels. Tous les plaisirs comptent pour faire avancer le vélo (le désir).

Comment augmenter la libido ?

La baisse du désir c’est donc l’activation du mode rétropédalage. C’est se concentrer sur les choses qui ralentissent le désir. Parfois les périodes ne sont pas propices aux désirs et aux plaisirs (maladie, deuil, rupture, travail etc.) et c’est complètement ok. Le désir n’est pas une priorité.

En revanche, quand arrive l’envie de renouer avec le désir se fait ressentir (manque, envie d’érotisme, de fusion avec son partenaire, de retrouvailles avec soi-même etc.), il s’agit de :

1- Identifier et nommer ce qui actionne le rétropédalage
2- Communiquer avec sa moitié
3- Accueillir les choses avec bienveillance

Cela va permettre d’actionner le pédalage. C’est un bon point de départ.

Ensuite, il faut se concentrer sur ce qui prodigue du plaisir. Identifier les choses qui fonctionnent (même en dehors du charnel), qui émeuvent, qui stimulent, qui plaisent et les vivre, les faire grandir, les accentuer, se laisser inspirer.

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